Localisation : Île Philemon
Thème : L’industrie des pâtes et papiers
Année : 1920
Capsule(s) reliée(s) :

1867-1960 - L’industrie des pâtes et papiers
Capsule
C19
Ezra Butler Eddy et l’industrie des pâtes et papiers

Machine à papier qui se trouvait dans le grand bâtiment de pierre grise longeant le boulevard Alexandre-Tâché, à l’angle de la rue du Pont (Eddy), vers 1920
Machine à papier qui se trouvait dans le grand bâtiment de pierre grise longeant le boulevard Alexandre-Tâché, à l’angle de la rue du Pont (Eddy), vers 1920
Vue panoramique des bâtiments de la compagnie E.B. Eddy et du parc de la Commune vers 1897. De nos jours, il s’agit du boulevard Alexandre-Tâché entre les rues Montcalm et Eddy.
Vue panoramique des bâtiments de la compagnie E.B. Eddy et du parc de la Commune vers 1897. De nos jours, il s’agit du boulevard Alexandre-Tâché entre les rues Montcalm et Eddy.
Fabrique de pâte chimique au bisulfite érigée par la compagnie E.B. Eddy, en 1888, sur le site de l’ancienne scierie Wright, Batson et Currier. Cette photographie, prise vers 1899, est riche de renseignements. À la droite de l’usine, un monte-billes achemine les grumes jusqu’à la scierie. Elles sont tronçonnées en billots de deux pieds qui sont tailladés en copeaux, et ceux-ci sont mêlés à l’acide du digesteur pour donner la pâte chimique. À la gauche, en remontant la rive, des empilements de planches jusqu’aux chutes des Chaudières. En arrière-plan, l’église Notre-Dame-de-Grâce érigée de 1888 à 1892.
Fabrique de pâte chimique au bisulfite érigée par la compagnie E.B. Eddy, en 1888, sur le site de l’ancienne scierie Wright, Batson et Currier. Cette photographie, prise vers 1899, est riche de renseignements. À la droite de l’usine, un monte-billes achemine les grumes jusqu’à la scierie. Elles sont tronçonnées en billots de deux pieds qui sont tailladés en copeaux, et ceux-ci sont mêlés à l’acide du digesteur pour donner la pâte chimique. À la gauche, en remontant la rive, des empilements de planches jusqu’aux chutes des Chaudières. En arrière-plan, l’église Notre-Dame-de-Grâce érigée de 1888 à 1892.
L’usine de pâte au bisulfite et la papeterie voisine érigée vers 1926, sur le site de l’actuel Musée canadien des Civilisations.  Photographie prise vers 1940.
L’usine de pâte au bisulfite et la papeterie voisine érigée vers 1926, sur le site de l’actuel Musée canadien des Civilisations.  Photographie prise vers 1940.
Vue en plongée de l’intersection du ruisseau de la Brasserie et de la rivière des Outaouais en amont des chutes des Chaudières, vers 1925. En face de la rue Montcalm, entre le boulevard Taché et la rivière des Outaouais, se trouve la fabrique de pâte mécanique de la compagnie Eddy, érigée vers 1910. 
Vue en plongée de l’intersection du ruisseau de la Brasserie et de la rivière des Outaouais en amont des chutes des Chaudières, vers 1925. En face de la rue Montcalm, entre le boulevard Taché et la rivière des Outaouais, se trouve la fabrique de pâte mécanique de la compagnie Eddy, érigée vers 1910. 
Une fois sectionnés en longueurs de deux pieds, les billots sont acheminés par flottaison jusqu'à l'intérieur de l'usine où ils sont empilés sur des chariots qui servent à alimenter en bois chacun des postes de travail. 
Une fois sectionnés en longueurs de deux pieds, les billots sont acheminés par flottaison jusqu'à l'intérieur de l'usine où ils sont empilés sur des chariots qui servent à alimenter en bois chacun des postes de travail. 
Deux ouvriers chargent les charriots de billots de deux pieds. En arrière-plan, des postes de travail. Celui qui a charge d’un de ces postes doit nourrir la machine dont il a la garde. 
Deux ouvriers chargent les charriots de billots de deux pieds. En arrière-plan, des postes de travail. Celui qui a charge d’un de ces postes doit nourrir la machine dont il a la garde. 
Il s’agit d’un des postes de travail de l’usine de pâte mécanique de la compagnie E.B. Eddy située à l’entrée du ruisseau de la Brasserie. Les billots sont placés un à un dans l’appareil où l’action d’un piston coince la pièce de bois contre une meule en pierre qui tourne à haute vitesse, grugeant le bois et le réduisant en bouillie. La pâte qui en résulte, une pâte mécanique, entre dans la composition des divers papiers qui sont fabriqués et mis en marché par la compagnie.
Il s’agit d’un des postes de travail de l’usine de pâte mécanique de la compagnie E.B. Eddy située à l’entrée du ruisseau de la Brasserie. Les billots sont placés un à un dans l’appareil où l’action d’un piston coince la pièce de bois contre une meule en pierre qui tourne à haute vitesse, grugeant le bois et le réduisant en bouillie. La pâte qui en résulte, une pâte mécanique, entre dans la composition des divers papiers qui sont fabriqués et mis en marché par la compagnie.
L’appareillage de ce poste de travail est configuré différemment, mais il a le même objectif : réduire en bouillie le bois qui y est introduit. Une partie de cette pâte mécanique est acheminée par pipeline jusqu’à la grande papeterie de la rue Laurier où, mêlée à la pâte chimique fabriquée à cet endroit, on produit d’autres sortes de papiers.
L’appareillage de ce poste de travail est configuré différemment, mais il a le même objectif : réduire en bouillie le bois qui y est introduit. Une partie de cette pâte mécanique est acheminée par pipeline jusqu’à la grande papeterie de la rue Laurier où, mêlée à la pâte chimique fabriquée à cet endroit, on produit d’autres sortes de papiers.
Salle des cuves de la papeterie E.B. Eddy vers 1915. Il s'agit des cuves dans lesquelles sont entreposés les mélanges de pâte correspondant aux divers papiers fins fabriqués par la compagnie.
Salle des cuves de la papeterie E.B. Eddy vers 1915. Il s'agit des cuves dans lesquelles sont entreposés les mélanges de pâte correspondant aux divers papiers fins fabriqués par la compagnie.
Une des cuves de la grande papeterie Eddy vers 1950. La pâte y parvient par un réseau de tuyaux.
Une des cuves de la grande papeterie Eddy vers 1950. La pâte y parvient par un réseau de tuyaux.
Une « Wet Machine » de la fabrique de pâte mécanique. La pâte qui résulte du broyage des billots contient plus de 60 % d’eau. Les rouleaux de cet appareil la compriment pour réduire le pourcentage d’eau, ce qui donne des « couvertures » de pâte matelassée. On peut en voir, empilées derrière l’ouvrier.
Une « Wet Machine » de la fabrique de pâte mécanique. La pâte qui résulte du broyage des billots contient plus de 60 % d’eau. Les rouleaux de cet appareil la compriment pour réduire le pourcentage d’eau, ce qui donne des « couvertures » de pâte matelassée. On peut en voir, empilées derrière l’ouvrier.
Voiture remplie de « couvertures » de pâte mécanique. Cette pâte est acheminée ailleurs dans l’entreprise pour entrer dans la fabrication de papiers spécialisés. Anciennement, la compagnie vendait une partie de cette production à des papeteries canadiennes ou américaines.
Voiture remplie de « couvertures » de pâte mécanique. Cette pâte est acheminée ailleurs dans l’entreprise pour entrer dans la fabrication de papiers spécialisés. Anciennement, la compagnie vendait une partie de cette production à des papeteries canadiennes ou américaines.
Intérieur de la grande papeterie de la compagnie E.B. Eddy vers 1958
Intérieur de la grande papeterie de la compagnie E.B. Eddy vers 1958
Chariot de livraison de la compagnie E.B. Eddy chargé de rouleaux de papier « Eddystone News » en vue d’un transbordement sur un wagon du Canadien Pacifique, vers 1915
Chariot de livraison de la compagnie E.B. Eddy chargé de rouleaux de papier « Eddystone News » en vue d’un transbordement sur un wagon du Canadien Pacifique, vers 1915
Camion de livraison de la compagnie E.B. Eddy, vers 1915, chargé de rouleaux de papier « Eddystone News ». Il rappelle le caractère avant-gardiste du fondateur de la compagnie E.B. Eddy et de ses successeurs. Ils sont les premiers à faire usage de camions dans la région d’Ottawa. Eddy lui-même fut un pionnier dans l’utilisation de l’électricité et du téléphone. Il éclaire ses usines pour rallonger les jours et améliorer la productivité de son entreprise et se sert du téléphone pour réduire les délais de livraison à ses clients.
Camion de livraison de la compagnie E.B. Eddy, vers 1915, chargé de rouleaux de papier « Eddystone News ». Il rappelle le caractère avant-gardiste du fondateur de la compagnie E.B. Eddy et de ses successeurs. Ils sont les premiers à faire usage de camions dans la région d’Ottawa. Eddy lui-même fut un pionnier dans l’utilisation de l’électricité et du téléphone. Il éclaire ses usines pour rallonger les jours et améliorer la productivité de son entreprise et se sert du téléphone pour réduire les délais de livraison à ses clients.
Liste des marques commerciales de papier hygiénique ou de toilette de la compagnie Eddy en 1919
Liste des marques commerciales de papier hygiénique ou de toilette de la compagnie Eddy en 1919

À partir de 1878, Ezra Butler Eddy s’intéresse à la production de pâte de bois défibrée mécaniquement dans le cadre de la production de contenants en fibres durcies.  Il obtient alors un brevet pour un procédé de préparation de pâte mécanique1 et pour une presse hydraulique servant à la fabrication de chaudières en fibres durcies2. Les deux sont indissociables! Eddy se dote donc d’une première usine de pâte mécanique, installée sur l’île Philemon, pour alimenter sa fabrique de récipients en fibres durcies et pour produire des panneaux de pâte servant d’isolant thermique3. Au lendemain de l’incendie qui détruit ses installations, en 1882, il fait reconstruire ses scieries et ses fabriques. Mais pour le y arriver, il doit  emprunter des sommes importantes, de la Merchants’ Bank of Canada surtout. Coincer financièrement, il doit s’associer à d’autres investisseurs, ce qui l’oblige à s’incorporer, en 1886, sous le nom de « E .B. Eddy Manufacturing Company5, après le décès d’Eddy, survenu en 1906.

Le visionnaire infatigable et inventif que fut Ezra Butler Eddy6 (1827-1906) réussit à surnager et à survivre, malgré les conjonctures économiques défavorables et les avatars liés aux incendies qui dévastent à répétition ses scieries et ses usines. Cet homme pratique et progressiste est le premier entrepreneur forestier de la vallée de l’Outaouais à éclairer ses moulins à l’électricité à partir de 1883 et à remplacer les chevaux par des camions pour le transport en périphérie de ses usines en 1906. Déjà, en 1870, il fait construire une voie ferrée double qui traverse les terrains de son entreprise, reliant ses scieries et ses usines aux cours à bois qui s’allongent sur les rives de la rivière des Outaouais7. Ce petit chemin de fer sera prolongé jusqu’à l’usine de pâte chimique vers 1890.

En 1888, une année à peine après que Charles Riordon ait fait construire à Cornwall une fabrique de pâte chimique, la compagnie E.B. Eddy fait ériger sa première fabrique de pâte chimique au bisulfite sur le site de l’ancienne scierie Wright, Batson et Currier8 (image).  Quatre digesteurs9 horizontaux y sont installés, et la production démarre en décembre 1889.  C’est au même endroit, en 1901, que la compagnie Eddy conçoit et fait construire son énorme digesteur vertical, un progrès notable sur les anciens lessiveurs horizontaux10. Ce vestige de la créativité et du génie des hommes de l’entourage d’Eddy a été conservé par le Musée canadien des civilisations11 (image). C’est dans le sillage de cette production de pâte chimique qu’Ezra Butler Eddy se lance dans la fabrication de papier.

La première machine à papier d’Eddy, installée en 1890, fabrique du papier de soie, connu également sous le nom de papier mousseline12. L’année suivante, en raison de la demande croissante, il en démarre une deuxième pour préparer la même sorte de papier. Puis, de 1890 à 1894, cinq nouvelles machines à papier sont installées, cette fois, en haut, près des chutes des Chaudières. On y confectionne diverses sortes de papier, dont le papier blanc pour les imprimeurs et le papier brun pour la confection des sacs de papier Eddy13. En 1896, la compagnie lance sa production de papier journal. Au lendemain du Grand Feu du 26 avril 1900, Eddy et ses associés se retroussent les manches pour reconstruire toutes les usines de l’île Philemon. Dès 1902, la compagnie E.B. Eddy fabrique chaque jour 40 tonnes de pâte mécanique, 36 de pâte chimique et 73 de papiers divers14. En 1910, on érige une usine de pâte mécanique à l’entrée du ruisseau de la Brasserie. Plus tard, vers 1926, on fait construire un pipeline qui achemine une partie de cette pâte mécanique jusqu’à la nouvelle papeterie munie de huit machines à papier, située près de la « Sulphite », au bout de la rue Hôtel-de-Ville15 (image). Vers 1928, la compagnie renouvelle ses installations consacrées à la production de papier hygiénique. C’est à cette époque, vraisemblablement, qu’elle réduit le nombre de ses marques de commerce en adoptant le nom « White Swan», l’effigie du cygne devenant son image de marque16. En 1943, la compagnie Eddy traverse sur la rive ontarienne en avalant la compagnie J.R. Booth17. Les usines de pâte et papier de cette dernière passent aux mains de la compagnie Eddy, prélude aux nombreuses transactions qui vont suivre jusqu’à nos jours dans ce secteur d’activité. La firme fondée par Ezra Butler Eddy, comme toutes les autres compagnies forestières, est disparue à son tour, sans laisser beaucoup de traces de son passage parmi nous.

Allez plus loin sur le web!
Pour plus de renseignements sur la vie et la carrière d’Ezra Butler Eddy, consultez sa biographie dans le Dictionnaire biographique du Canada en ligne à :
Site Web

Pour plus d’information sur la tour du lessiveur (digesteur) de la compagnie E. B. Eddy, située sur l’avenue Laurier et conservée sur les terrains du  Musée canadien des Civilisations, visitez le site web du MCC à :
Site Web

Références et définitions

1 http://www.civilization.ca/cmc/exhibitions/hist/hull/rw_68_if.shtml

2 Il s’agit des droits liés à l’usage d’une presse hydraulique permettant la fabrication de chaudières faites de pâte « ordinaire », droits obtenus de la Ives & Hubbard Pail Company. Voir : Bibliothèque et Archives Canada, Department of Agriculture, Patent Branch, (R 9271-2-7, anc. RG 105), dossier no 19883, 25 février 1878.

3 Il est souvent question de ce revêtement de pâte en feuilles servant à l’isolement des maisons et des bâtiments publics dans la publicité de la compagnie. Voir : Compagnie E.B. Eddy, Every Week with the E.B. Eddy Company of Hull Canada, Story for Week Dated February 14, 1919, Being no 21 in the Series. « From wood-pulp, the Eddy Company manufactures… sheathing papers for lining the walls of houses, barns and churches… »

4 Quelques années plus tard, le nom est changé à « E.B. Eddy Company Limited ».  Léo Rossignol, Histoire documentaire de Hull, 1792-1900, Ottawa, thèse de doctorat de l’Université d’Ottawa, 1941, pages 199-200.  Voir aussi : Bibliothèque et Archives nationales du Québec – Centre d’archives de l’Outaouais, Fonds Thomas Patrick Foran, P 137, « The E.B. Eddy Company Consolidated Acts of Incorporation », page 1.  Ses principaux associés sont George Henry Millen, Sturgis Salmon Cushman, William Horsley Rowley, Richard Reid Dobell et Thomas Beckett.

5 V.M. Drury, Address given by Mr. V.M. Drury, President of the E.B. Eddy Company Limited, During the Sales Convention Held in Hull, January 20th to 22nd Inclusive, 1936, p. 2.

6 Pour plus de renseignements sur la vie et la carrière d’Eddy, voir sa biographie par Odette Vincent-Domey : http://www.biographi.ca/fr/bio/eddy_ezra_butler_13F.html

7 John Little, The Lumber Trade of the Ottawa Valley, With a Description of Some of the Principle Manufacturing Establishments, Ottawa, The Times Printing and Publishing Company, 1871, p. 36.

8 Cette scierie à vapeur importante (production de 30 millions de pieds mesure planche en 1871), érigée en 1868 et située vis-à-vis des édifices du Parlement, avait été incendiée en 1878.  Elle ne sera pas reconstruite.  Voir : John W. Hughson et Courtney C. J. Bond, Hurling Down the Pine, Chelsea, The Historical Society of the Gatineau, 1987, pages 44 et 47.

9 Connus également sous le nom de « lessiveurs ». Il s’agit d’autoclaves en acier dont les parois intérieures sont recouvertes de neuf pouces d’épaisseur de brique et de ciment capables de résister à l’acide et aux énormes pressions qui feront fondre les copeaux de bois qui y sont déversés. Pour une description précise, voir : Every Week with the E.B. Eddy Company of Hull Canada, Story for Week Dated March 14, 1919, Being no 25 in the Series and Story for Week Dated March 21, 1919, Being no 26 in the Series.

10 Pour une description de cette innovation technologique, voir : Every Week with the E.B. Eddy Company of Hull Canada, Story for Week Dated March 28, 1919, Being no 27 in the Series.

11 http://www.civilization.ca/cmc/exhibitions/hist/hull/rw_68_if.shtml

12 George Carruthers, Paper-making, Toronto, The Garden City Press Cooperative, 1947, p. 389-406.

13 Every Week with the E.B. Eddy Company of Hull Canada, Stor[ies] for Week[s] Dated May 23 and 30, 1919 and June 6, 13, 20 and 27, 1919, Being nos 35 to 40 in the Series.

14 George Carruthers, op. cit., p. 403.

15 Benoît Brouillette, « L’industrie des pâtes et du papier », dans Esdras Minville (Éd.), La Forêt, Montréal, Éditions Fides, 1944, p. 181-182.

16 La compagnie fait des efforts dans ce sens. Elle va jusqu’à installer de vrais cygnes blancs sur l’étang qui se trouvait au sud du bureau-chef de la compagnie, sur la rue Eddy, près de l’intersection du boulevard Taché. Dans les années 1960, on pouvait admirer ces beaux oiseaux du haut du pont qui enjambait cette ancienne glissoire de Ruggles Wright.

17 Pierre Louis Lapointe, Marc Beaulieu, Pierre Bertrand et Louise Leclerc, Hull-Aylmer. Quelques éléments d’histoire et d’architecture, Hull, Institut d’histoire et de recherche sur l’Outaouais (IHRO), p. 27-29.

Sources et légendes des médias secondaires

PHOTO No 1
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Photographe : George Wilfred Broadhead.
Légende : Machine à papier qui se trouvait dans le grand bâtiment de pierre grise longeant le boulevard Alexandre-Tâché, à l’angle de la rue du Pont (Eddy), vers 1920

PHOTO No 2
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Photographe : Lancefield.
Légende : Vue panoramique des bâtiments de la compagnie E.B. Eddy et du parc de la Commune vers 1897. De nos jours, il s’agit du boulevard Alexandre-Tâché entre les rues Montcalm et Eddy.

PHOTO No 3
Source : Musée canadien des Civilisations, photographie no D2003-5032.
Légende : Fabrique de pâte chimique au bisulfite érigée par la compagnie E.B. Eddy, en 1888, sur le site de l’ancienne scierie Wright, Batson et Currier. Cette photographie, prise vers 1899, est riche de renseignements. À la droite de l’usine, un monte-billes achemine les grumes jusqu’à la scierie. Elles sont tronçonnées en billots de deux pieds qui sont tailladés en copeaux, et ceux-ci sont mêlés à l’acide du digesteur pour donner la pâte chimique. À la gauche, en remontant la rive, des empilements de planches jusqu’aux chutes des Chaudières. En arrière-plan, l’église Notre-Dame-de-Grâce érigée de 1888 à 1892.

PHOTO No 4
Source : Office national du film, no NCP 4010.
Légende : L’usine de pâte au bisulfite et la papeterie voisine érigée vers 1926, sur le site de l’actuel Musée canadien des Civilisations.  Photographie prise vers 1940.

PHOTO No 5
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Photographie aérienne de la compagnie Airmaps Limited.
Légende : Vue en plongée de l’intersection du ruisseau de la Brasserie et de la rivière des Outaouais en amont des chutes des Chaudières, vers 1925. En face de la rue Montcalm, entre le boulevard Taché et la rivière des Outaouais, se trouve la fabrique de pâte mécanique de la compagnie Eddy, érigée vers 1910.

PHOTO No 6
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Série Commission de la capitale nationale.  Photographe inconnu.
Légende : Une fois sectionnés en longueurs de deux pieds, les billots sont acheminés par flottaison jusqu’à l’intérieur de l’usine où ils sont empilés sur des chariots qui servent à alimenter en bois chacun des postes de travail.

PHOTO No 7
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Série Commission de la capitale nationale.  Photographe inconnu.
Légende : Deux ouvriers chargent les charriots de billots de deux pieds. En arrière-plan, des postes de travail. Celui qui a charge d’un de ces postes doit nourrir la machine dont il a la garde.

PHOTO No 8
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Série Commission de la Capitale nationale.  Photographe inconnu.
Légende : Il s’agit d’un des postes de travail de l’usine de pâte mécanique de la compagnie E.B. Eddy située à l’entrée du ruisseau de la Brasserie. Les billots sont placés un à un dans l’appareil où l’action d’un piston coince la pièce de bois contre une meule en pierre qui tourne à haute vitesse, grugeant le bois et le réduisant en bouillie. La pâte qui en résulte, une pâte mécanique, entre dans la composition des divers papiers qui sont fabriqués et mis en marché par la compagnie.

PHOTO No 9
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Série Commission de la capitale nationale.  Photographe inconnu.
Légende : L’appareillage de ce poste de travail est configuré différemment, mais il a le même objectif : réduire en bouillie le bois qui y est introduit. Une partie de cette pâte mécanique est acheminée par pipeline jusqu’à la grande papeterie de la rue Laurier où, mêlée à la pâte chimique fabriquée à cet endroit, on produit d’autres sortes de papiers.

PHOTO No 10
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Série Commission de la capitale nationale.  Photographe inconnu.
Légende : Salle des cuves de la papeterie E.B. Eddy vers 1915. Il s’agit des cuves dans lesquelles sont entreposés les mélanges de pâte correspondant aux divers papiers fins fabriqués par la compagnie.

PHOTO No 11
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Série Commission de la capitale nationale.  Photographe inconnu.
Légende : Une des cuves de la grande papeterie Eddy vers 1950. La pâte y parvient par un réseau de tuyaux.

PHOTO No 12
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Série Commission de la capitale nationale.  Photographe inconnu.
Légende : Une « Wet Machine » de la fabrique de pâte mécanique. La pâte qui résulte du broyage des billots contient plus de 60 % d’eau. Les rouleaux de cet appareil la compriment pour réduire le pourcentage d’eau, ce qui donne des « couvertures » de pâte matelassée. On peut en voir, empilées derrière l’ouvrier.

PHOTO No 13
Source : Bibliothèque et Archives Canada, PA 86058.
Légende : Voiture remplie de « couvertures » de pâte mécanique. Cette pâte est acheminée ailleurs dans l’entreprise pour entrer dans la fabrication de papiers spécialisés. Anciennement, la compagnie vendait une partie de cette production à des papeteries canadiennes ou américaines.

PHOTO No 14
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Série Commission de la capitale nationale.  Photographe inconnu.
Légende : Intérieur de la grande papeterie de la compagnie E.B. Eddy vers 1958

PHOTO No 15
Source : Musée canadien des Civilisations, photographie no 73-424.
Légende : Chariot de livraison de la compagnie E.B. Eddy chargé de rouleaux de papier « Eddystone News » en vue d’un transbordement sur un wagon du Canadien Pacifique, vers 1915

PHOTO No 16
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Photographe inconnu.
Légende : Camion de livraison de la compagnie E.B. Eddy, vers 1915, chargé de rouleaux de papier « Eddystone News ». Il rappelle le caractère avant-gardiste du fondateur de la compagnie E.B. Eddy et de ses successeurs. Ils sont les premiers à faire usage de camions dans la région d’Ottawa. Eddy lui-même fut un pionnier dans l’utilisation de l’électricité et du téléphone. Il éclaire ses usines pour rallonger les jours et améliorer la productivité de son entreprise et se sert du téléphone pour réduire les délais de livraison à ses clients.

PHOTO No 17
Source : Collection Pierre Louis Lapointe. Extrait de : Every Week with the E.B. Eddy Company of Hull Canada, Story for Week Dated July 4, 1919, Being no 41 in the Series.
Légende : Liste des marques commerciales de papier hygiénique ou de toilette de la compagnie Eddy en 1919